Ségolène Royal, présidente de l’association France-Algérie, a regretté la baisse des échanges commerciaux entre les deux pays. Elle a relevé que 300 entreprises françaises déclaraient faillite tandis que des pays européens concluaient un accord avec l’Algérie sur l’hydrogène vert.
Lors d’un débat radiophonique consacré aux relations franco-algériennes, elle a évoqué la déclaration commune d’intentions politiques signée jeudi dernier par l’Algérie, l’Autriche, l’Allemagne, l’Italie et la Tunisie. Les cinq pays y ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération régionale et euro-méditerranéenne dans le domaine de l’hydrogène vert, et souligné l’importance stratégique de l’initiative du corridor SoutH2.
Royal a également indiqué que le recul des échanges avait affecté plusieurs entreprises françaises. Elle a appelé la France à améliorer ses relations avec ses voisins et avec l’ensemble du continent africain.
Elle a rejeté les propos hostiles à l’égard de l’Algérie tenus par l’animateur du débat et l’a interpellé sur la situation en France, évoquant des enfants de 14 ans menottés. « Si l’Algérie était comme vous le dites, pensez-vous que le pape Léon XIV s’y serait rendu ? », a-t-elle demandé.