Le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse, est l'occasion de revenir sur le parcours médiatique algérien amorcé au début des années 90. Après l'ouverture démocratique de 1989, la presse indépendante a émergé, portée par des professionnels cherchant à offrir une alternative. Cette période a été marquée par la tragédie des années de terrorisme, coûtant la vie à plus d'une centaine de journalistes, tout en maintenant une tension avec le pouvoir. Si ces obstacles ont forgé l'identité du secteur, la profession fait face aujourd'hui à une mutation technologique sans précédent. L'essor de l'intelligence artificielle et la domination des algorithmes imposent désormais la rapidité sur la fiabilité. Le paysage médiatique algérien reste en attente de réformes structurelles concernant le secteur publicitaire, les sondages d'opinion et le statut des chaînes privées, imposant aux journalistes de relever le défi de préserver l'éthique face à la désinformation.