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La douloureuse période parisienne des intellectuels algériens

Dans les années 1930, Malek Bennabi et Mohamed Hamouda Bensai, accompagnés de Saleh Bensai et Ali Ben Ahmed, formaient un groupe intellectuel algérien distinct à Paris par leurs ambitions pour la renaissance de leur pays. Leur singularité intellectuelle a attiré la surveillance des autorités coloniales. Ce groupe a rapidement fait face à des obstacles académiques et professionnels systématiques. Hamouda Bensai a subi des pressions à la Sorbonne avant d'être licencié d'une usine suite à l'assistance à une conférence de l'orientaliste Louis Massignon. Malek Bennabi, de son côté, s'est vu refuser son diplôme final et a enchaîné les échecs lors de ses recherches d'emploi. Si les deux hommes ont imputé ces déboires à l'influence de Massignon, l'historien Sadek Sellam suggère plutôt l'implication des services de police et des enquêtes d'habilitation, soulignant que des éditeurs liés à Massignon ont pourtant publié les œuvres de Bennabi plus tard.