Enseignement secondaire : faut-il réhabiliter la chimie face à la physique ?
L'évolution scientifique a rapproché la chimie des sciences naturelles et de la biologie, notamment à travers ses applications en pharmacie, agriculture et biotechnologie. Pourtant, dans le système secondaire algérien, cette discipline reste en retrait par rapport à la physique. Ce déséquilibre se manifeste clairement lors des épreuves du baccalauréat, où la physique représente 65 % de la note contre seulement 35 % pour la chimie. Le système actuel, qui confie l'enseignement des deux matières à un seul enseignant, est jugé inadapté face à la spécialisation croissante des domaines. La fusion des sections au sein des Écoles Normales Supérieures a également affaibli l'expertise disciplinaire. Pour remédier à cette situation, l'idée de séparer l'enseignement de la physique et de la chimie, comme c'est le cas dans plusieurs pays tels que l'Allemagne ou le Royaume-Uni, est préconisée afin de mieux former les élèves aux exigences scientifiques et professionnelles actuelles.