Sahara occidental : la fin de la MINURSO ne signifie pas l'abandon du dossier par l'ONU
Après le veto russe contre une résolution américaine, le Maroc tente via un communiqué royal daté du 30 octobre 2026 d'imposer la fin du cadre onusien pour le Sahara occidental. Rabat cherche à évincer le Conseil de sécurité, les rapports du Secrétaire général et le suivi de son envoyé personnel, cherchant à enterrer l'idée même de référendum qui était au cœur du mandat de la MINURSO depuis 1991. Sur le plan juridique, cette interprétation marocaine est contredite par la Charte des Nations unies : la non-reconduction de la mission ne dessaisit pas le Conseil de sécurité de ses prérogatives. Par ailleurs, le Sahara occidental figure toujours sur la liste onusienne des territoires non autonomes depuis 1963, un statut relevant de l'Assemblée générale et du Comité des 24 que Rabat ne peut modifier unilatéralement. Enfin, le retrait de la mission internationale fait peser un risque réel d'embrasement, la disparition des observateurs supprimant les garde-fous nécessaires pour éviter une escalade militaire majeure dans la région.