Des rapports récents mettent en lumière l'implication des Émirats arabes unis dans le commerce illégal d'or africain, avec des cargaisons arrivant dans des entreprises basées à Dubaï déjà visées par des sanctions américaines. Le réseau du négociant belge Alain Goetz est au cœur de ces pratiques, étant accusé de financer des conflits en réceptionnant de l'or extrait de mines contrôlées par des groupes armés en République démocratique du Congo. Les données commerciales révèlent que des tonnes d'or ont transité par des sociétés comme PGR Gold Trading. Des documents diplomatiques ont également révélé des méthodes de contrebande impliquant le transport d'or dans des bagages sur des vols commerciaux. Malgré les mesures restrictives, ces réseaux continuent d'opérer profitant d'un cadre réglementaire jugé laxiste. Selon l'organisation SWISSAID, la valeur de l'or africain de contrebande atteindrait 24 à 35 milliards de dollars par an, une part importante transitant par les Émirats, où le nombre de négociants en métaux précieux a fortement augmenté ces dernières années.