Tests nucléaires en Algérie : la transparence de la France exigée
Jean-Marie Collin, directeur de la branche française de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires, exhorte les autorités françaises à jouer la carte de la transparence sur les essais nucléaires menés en Algérie. Cette réaction fait suite à l'annonce, le dimanche 1er novembre, par le ministère algérien de la Défense nationale, du lancement d'une nouvelle phase de décontamination radioactive du tunnel Beryl E2, situé à In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset. Le ministère a fermement dénoncé le refus persistant de la France de fournir les cartes et les registres des zones d'enfouissement des déchets, entravant ainsi le développement local à In Ekker et Reggane. Ces faits viennent contredire les déclarations du ministère français des Armées et de l'Élysée du 8 septembre dernier, affirmant qu'un dossier complet avait été remis au président Abdelmadjid Tebboune lors de la visite d'Emmanuel Macron en 2022. M. Collin insiste désormais sur l'impératif pour Paris de publier les données et les cartographies réelles des zones contaminées.