L'Organisation mondiale de la santé a sollicité des autorités russes des éclaircissements concernant le décès, survenu début octobre, d'une employée de 28 ans travaillant dans un institut spécialisé dans l'étude de la peste à Irkoutsk. La jeune femme est décédée d'une pneumonie d'origine inconnue, un événement ayant suscité des inquiétudes internationales en raison des travaux menés dans ce laboratoire sur la bactérie Yersinia pestis. Moscou a formellement démenti les rumeurs faisant état d'un second cas d'infection, qualifiant ces informations de fausses et précisant que les examens réalisés sur les personnes en contact avec la défunte n'ont révélé aucune pathologie infectieuse. Parallèlement, Washington a pressé Moscou de communiquer davantage de détails, soulignant que le manque de transparence contrevient aux engagements sanitaires internationaux. Des experts notent toutefois que l'absence de cas supplémentaires est encourageante, la peste pneumonique se manifestant généralement de manière rapide.