Le secteur du raffinage algérien face aux besoins croissants du marché européen
L'Europe voit ses capacités de raffinage chuter de 20 % depuis 2009, aggravant sa dépendance aux importations, notamment en diesel, dans un contexte de tensions maritimes et de volonté de s'affranchir des hydrocarbures russes. L'Algérie entend tirer parti de cette conjoncture en allouant 13 milliards de dollars à ses capacités de raffinage et de pétrochimie d'ici 2030, une portion d'un plan global de 71,6 milliards de dollars. L'objectif est de diversifier les exportations, aujourd'hui dominées par le GPL et le naphta, pour inclure le kérosène et le diesel. L'Égypte investit également 4,5 milliards de dollars dans ses infrastructures. Si la proximité géographique favorise l'Algérie et l'Égypte, les experts rappellent que la hausse de la demande locale pourrait peser sur les volumes disponibles à l'exportation.