L’Algérie occupe la première place dans le monde arabe pour la production scientifique et les citations, selon le onzième rapport annuel 2026 d’Arcif, l’indicateur d’impact et de citations des revues scientifiques arabes.
Le rapport recense 425 revues scientifiques et de recherche algériennes répondant aux critères d’Arcif, compatibles avec les normes internationales. Elles représentent 23,6 % de l’ensemble des revues arabes retenues. L’Algérie arrive également au premier rang pour le nombre d’auteurs arabes dont les travaux sont cités : 31 554, soit 23,4 % du total indiqué dans le rapport.
Ces résultats témoignent de la place du pays dans la production scientifique publiée en arabe, tant par ses institutions et ses revues que par les travaux de ses auteurs et les citations qu’ils suscitent. Le rapport a été établi après l’examen de plus de 1 070 000 recherches publiées dans des revues académiques et scientifiques arabes, recensées, évaluées et documentées dans les rapports annuels d’Arcif.
Sami Al-Khazandar, directeur de l’initiative Arcif, a déclaré que l’édition 2026 et les rapports précédents décrivent les tendances, la situation et la qualité des revues scientifiques et des auteurs arabes, ainsi que l’impact de la recherche menée par les universités et institutions arabes. Ils rendent également compte de l’essor des données fiables et inédites sur la production et la publication scientifiques en arabe, données importantes pour caractériser la recherche dans les pays arabes.
Selon le rapport, les indicateurs internationaux n’ont pas été en mesure de fournir ces données ni d’y accéder. Arcif a, par ailleurs, contribué à faire passer la production scientifique arabe d’un domaine peu visible à une production reconnue à l’échelle mondiale. L’indicateur est présenté comme un outil méthodologique permettant de mesurer l’importance relative des recherches et des revues, de les comparer au sein de leurs disciplines et d’évaluer leur impact scientifique, à partir d’équations normalisées strictes fondées sur des mesures internationales.
Arcif est placé sous la supervision d’un conseil de coordination comprenant des représentants du Bureau régional de l’UNESCO pour l’éducation dans les États arabes, à Beyrouth, de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (CESAO), de la Bibliothèque d’Alexandrie et de la base de données numérique Ma‘rifa. Il s’appuie aussi sur un comité scientifique composé d’experts et d’universitaires arabes réputés, issus de plusieurs pays arabes et du Royaume-Uni.